mercredi 14 septembre 2011

Première fois….Chapitre numéro... celui d’avant l’histoire...



Dans une vie il existe beaucoup de premières fois.
Certaines agréables, d’autres non.
Certaines dont il faut se souvenir, d’autres non.
Il est des moments de pause, des instants pour poser.
Pour poser ces moments, ces premières fois.
Des instants comme un don.
Faire une pause et les poser au bout d’une plume.
Des instants résonnants appelant à déraisonner….


Un jour, hors du temps.
Une pièce, peut être juste de l’autre côté du miroir.
Cette pièce est chaude, confortable.
Elle ressemble à un boudoir, un de ces endroits où en d’autres temps, les vraies femmes aimaient à recevoir.
Cette pièce est sensuelle, elle appelle au plaisir, ceux de l’esprit, ceux de l’âme, mais aussi, ceux du corps., elle est charnelle.
Elle est le royaume d’une qu’en d’autres temps l’on aurait qualifiée de Libertine.
Une qu’en des temps encore plus anciens l’ont aurait brulée sur un bucher.
Un esprit libre, curieux, sans tabous.
Un esprit insoumis, rebelle.
Une âme Slave n’ayant, n’acceptant, ni dogmes, ni tabous.
Ni Dieu ni Maitre.
Ne vous y trompez pas, surtout pas, vraiment pas, une de celles qui ouvrent leurs cuisses à tout va, à tout vent, qui consomment du sexe ; de la viande qui consomme et à consommer, une qui échange, une échangiste, une de celles qui ont salit puis détruit la majuscule associée à ce mot..



En pénétrant cette pièce, en s’attardant un peu plus…
Quelques livres ça et là…
Quelques écrits éparpillés…
Quelques vêtements...
Comme les indices d'un jeu de piste...
Les choses semblent devenir un peu différentes, se nuancer, presque prendre une couleur plus sombre..
Ni Dieu… peut être.
Ni Maitre…. C’est à voir.



Dans cette pièce trône un miroir.
Quoi de plus normal me direz vous.
Nous sommes dans le royaume d’une femme.
Celui d’une femme femme.

Celui là semble posséder une place importante.
Il est patiné, parait avoir … réfléchit beaucoup.
Il pourrait être … le miroir de l’Âme.




Une femme entre dans cette pièce.
Elle n’a rien de remarquable, sinon,
Sinon, cette façon de se mouvoir dans cet espace qui montre qu’elle y est chez elle.
Sinon sa démarche qui démontre ce qu’elle est… femme femme, jusqu’au bout de ses ongles.
Elle semble songeuse.
Elle s’avance vers le miroir, reste à distance, face à lui, un doigt posé sur sa bouche, incertaine, interrogative.
Puis elle se déshabille entièrement.
Elle regarde, regarde son reflet, se regarde.
Elle voit une femme fine, à la silhouette harmonieuse, mais plus très jeune.
Puis elle décide de s’installer confortablement à genoux devant ce miroir.
Si naturellement et confortablement à genoux, comme une habitude.
Décidément pas juste un esprit libre sans Chaines.
Plutôt une âme possédée.
Elle sait qu’elle est cinquantenaire, que beaucoup pensent qu’elle devrait s’assagir.
Mais que savent-ils eux de l’amour…du feu qui la consume, de la chaleur entre ses cuisses.
Elle est brune et pourtant, le sang qui coule dans ses veines, celui de ceux qui hantaient les palais de Saint Petersbourg, ce sang, ces gènes font que sa peau est très blanche.
Elle regarde et caresse ses seins lourds, ceux d’une vraie femme comme aime à le dire son amant.
Ses mains descendent sur son ventre toujours aussi plat. Sur ses hanches doucement arrondies.
Elles enserrent sa taille si fine.
Elles s’attardent sur son sexe lisse.
Elle sait que celui qui la possède, parce que oui elle est possédée…l’aime comme ça, mais parfois aussi autrement.
Elle regarde ses cuisses un peu rondes.
Elle sait qu’elle dégage une impression de féminité, mais aussi de finesse.
Son regard rencontre dans le miroir, ses yeux à elle, ses yeux verts et clairs ; elle se dit que son corps est encore séduisant .
Elle le sait parce que lui la désire.
Et puis en plongeant plus profondément dans son regard… elle passe de l’autre côté du miroir et se souvient.. de premières fois.



Elle est moi, elle est Natacha, Natacha La Sienne.
Ce miroir est le miroir de mon Âme, ici vous êtes en mon royaume.
Je m’y montre, m’y exhibe, m’y livre.
Je semble me donner.
Indécence des propos.
Mais ne vous trompez pas, je ne vous livre que mon esprit et un morceau de mon cœur.
Mon essence, mon âme appartiennent à lui.
Il est mon Amour, mon Maitre, ma raison de vivre, celui à qui j’appartiens corps et âme pour l’éternité….et … chacun de ces mots, de mes mots, pourtant choisis avec soin, est encore trop faible pour définir la réalité, ma réalité.... notre réalité.