Punition….. mot possédant autant de significations qu’il y a de….. possédées, de possédants..
Quant à mon présent écrit, vous qui passez par ici, je vous déconseille de le lire.
Il n’est pas comme les autres, pas de jeux avec les mots les idées.
Non plutôt une réflexion de moi pour… moi… ou de moi pour….
Ce texte semble avoir une étrange histoire, chemin non commun. Un soir, il y a 3 ou 4 jours, avant de m’endormir, mon esprit divaguait passant d’une chose à une autre.
Et puis là, au détour d’une pensée, une scène est réapparue devant moi.
Sa réapparition, « sa » étant peut être au féminin mais peut être aussi au masculin….prouve que…… enfin bref, je me comprends !
Je disais donc, une scène précise, mais mélangée à des mots échangés avec Lui.
Cette scène je l’ai écrite, racontée, décrite, ici et ailleurs.
Mais là, dans un état d’esprit différent, avec un peu plus de rationalité, de recul, moins…. à chaud, je l’ai vue autrement. Ou plutôt certaines facettes qui étaient restées cachées se sont révélées à moi.
Une impression qu’elle peut être lue à plusieurs niveaux.
Lequel est le bon ? Je n’ai pas de certitudes, juste des impressions, des intuitions.
Hier soir m’est venue l’irrésistible envie de l’écrire, la décrire autrement.
Et…. oh surprise, là, en allant me perdre …… quelque part …, je découvre des mots… pas des mots de moi, mais des mots importants.
Je reste étonnée, pour ne pas dire plus, de cette coïncidence, alors, ce texte que je voulais mettre … ailleurs et bien je vais le mettre bien au chaud ici.
Notre histoire étant supposée finie, nous pourrions considérer que cet écrit n’a pas lieu d’être, mais il est bien connu que j’aime écrire, écrire sans fin, analyser, sur rien, sur tout.
Alors voila...
Mon expérience avec Lui, de visu et lors de nos interminables (et si agréables …) dialogues épistolaires, m’amène à penser les choses suivantes.
Il est un dominant n’aimant pas infliger de douleur physique ou mentale, donc pas punir.
Pour punir, punir vraiment, Il peut, quand la distance est là, infliger une douleur mentale. Le silence, son silence, en est une, insupportable.
De visu une douleur mentale ce serait humilier, mais Il est quelqu’un de trop droit et surtout pas quelqu’un jouant à être, c'est un Dominant respectueux de sa soumise, ne faisant surtout pas le choix de l’humiliation (une évidence), Il s’oriente donc vers une douleur physique, châtiment corporel…
Mais nos écrits et discussions face à face m’ont aussi appris qu’Il aime que sa soumise cherche à provoquer dans les limites du raisonnable, cherche doucement à jouer avec ces mêmes limites.
Il aime punir « doucement », comme une façon de rappeler les règles de cette relation.
Peut être une façon aussi de prendre mentalement du plaisir.
Sinon Il serait et moi aussi juste vanille.
De tout cela je suis certaine, je le suis, j’en ai en quelque sorte des preuves…..
- Punition ….. pour le plaisir
J’en ai fait un écrit, sur ce blog, sous un titre se rapportant à une première fois.
Pour ne pas Lui avoir obéit, pour n’avoir pas osé « me confesser » de visu, alors que je l’avais déjà fait par écrit, j’ai été « condamnée » à devoir le faire à une tierce personne.
Après m’avoir laissée un moment réfléchir, prendre conscience du poids, des conséquences possibles, de mes désobéissances, cette punition Il l’a très vite transformée, échangée pour une autre… une sodomie pour la nuit d’après !
Ce qui devenait juste un jeu, un plaisir partagé, une façon pour Lui de me démontrer le pouvoir qu’Il avait sur moi. Et oui, il n’était pas question pour Lui de me forcer, de me faire mal. Non, « juste » de m’amener à me donner, m’ouvrir..
Donc une punition pour le plaisir, un plaisir partagé.
Et aussi lors de cette autre rencontre, où, si Il m’avait trouvée sur le quai de la gare avec …. ma culotte au fond de mon sac à main, le soir il en avait été autrement.
J’étais sortie pour diner avec celle-ci…. à sa place.
Quand nous sommes rentrés à l’hôtel, Il m’avait caressée au travers de ce tissus, Il avait joué avec mon désir, chercher à le faire monter, en me chuchotant à l’oreille que pour me punir d’en avoir mis une et bien…. Il ne me satisferait pas..
Mais après quelques minutes de douces menaces…..Il a … profité de sa soumise, de la femme à ses côté.
- Punition … pour punir ?
Je l’ai décrite comme une vraie punition mais maintenant je la vois autrement, et je le vois autrement.
Je rappellerais juste que lors d’un déjeuner, rendue joueuse, Chienne, par un désir non assouvis, je me montrais provocante, à la limite de l’irrespect.
Envie aussi de sentir sa domination s’affirmer.
Envie de jouer avec le feu, de voir jusqu’à où je pouvais… ne pas aller !
Et puis j’avoue.
Oui j’avoue que l'avant veille et le voyant se déshabiller, enlever la ceinture de son pantalon de façon ostentatoire, presque menaçante, J’avoue… qu’un trouble m’avait envahit.
Réalité, vision alternative : Il avait en quelque sorte cette envie, depuis notre arrivée , de tester, me tester, me provoquer.
Lors de ce repas, à un moment donné Il m’a dit que je ne méritais pas encore cette punition, mais qu’il était évident pour Lui que j’avais envie de goutter à sa ceinture, et que donc Il allait le faire, faire ce qu’Il n’aime pas faire, m’infliger une correction avec un de ses instruments de prédilection.
Réalité, vision alternative : je n’avais pas franchit les limites, je ne méritais donc pas de vraie punition.
Il m’avait prévenue depuis longtemps qu’une punition physique, une vraie, pour une vraie faute, une forte désobéissance ou un grand manque de respect entrainerait une punition vraiment douloureuse, marquante avec une ceinture ou une cravache (à l’ancienne comme Il me l’a écrit un jour), sans mercie…
Réalité, vision alternative : Il m’a demandé très rapidement, après juste quatre coups de ceinture, si je désirais qu’Il arrête. Je sais qu’Il l’aurait fait.
C’est moi qui ai voulu prolonger ce jeu pervers.
Une envie irrésistible de sentir son pouvoir, sa domination sur moi.
Et je me rends compte maintenant que ce n’était pas une vraie punition puisqu’Il me laissait un choix.
Ce que je sais avec certitude c’est que se servir de sa ceinture sur mes fesses, me marquer, m’entendre Lui demander de continuer, voir les marques qu’Il m’infligeait (elles sont restées 2 semaines), me voir à quatre pattes aller ranger sa ceinture et revenir vers Lui et bien tout cela….. l’a fait bander, bander vraiment, une superbe et irrésistible érection…
J’en déduis que ce que j’ai pris pour une vraie punition n’était en fait qu’un jeu trouble et pervers partagé.
Une sorte d’hybride entre un jeu et une réalité brutale et douloureuse.
Et …. qu’Il aime aussi punir pour un plaisir partagé…
Je me serais arrêtée là dans mes pérégrinations intellectuelles, au demeurant inintéressantes pour tous sauf moi, si ces mots que j’ai lus il y a quelques heures n’étaient pas de nouveau venus brouiller ma perception de cette scène, ma perception de son fonctionnement.
Peut être est Il juste encore plus complexe que je le pense.
Peut être que…..
Et que de regrets.
Morceaux choisis….
« Je vous l'ai dit, hier.
Je ne suis pas de ceux qui partent pour une broutille.
Je sais quand il est temps de tirer ma révérence...
Je sais quand je suis lassé. »
« Rester par habitude... n'a pas de sens.
Si vous n'êtes pas de ceux qui partent pour une broutille.... vous me rassurez.
Je me connais. Même si je m'améliore avec le temps. »
« Les broutilles permettent la punition...
Pourquoi me priver de cela ? »
« Oui.... ça serait vraiment dommage... pourquoi frustrer le Maitre !
Le seul problème là, pour moi est que je m'aventure en terrain inconnu.
Vous êtes le terrain inconnu. »
« Le Maître ou la soumise...
Je suis aussi en terrain inconnu....
Le tout est de savoir ce que l'un peut offrir à l'autre... »
« Ne pas frustrer le Maitre.. qui pourrait frustrer la soumise.
Vous êtes en terrain inconnu. Mais la notion de punition est de votre côté... »
« La punition n'est que la résonnance de certains actes que l'un et l'autre s'accorde par plaisir...Je ne prends pas le mien que dans la punition... »
« Prendre plaisir dans la punition pour la punition et que comme ça serait une pratique digne juste de tous ces "maitres" que l'on trouve par centaine sur fb ou ailleurs...
Ce serait en quelque sorte .. pervertir;... la perversion... »
Un autre.
« Nous sommes là pour prendre du plaisir l'un et l'autre.
Rien d'autre
J'aime votre plaisir.
Je hais votre déplaisir. »
« Oui... il faut juste que j’apprenne, que j'arrive à ne pas provoquer le votre de déplaisir.
Surtout pas aussi fortement que... il y a peu
Essayer que les choses soient... pour le meilleur et le meilleur, en oubliant le pire. »
«Je n'imagine pas que vous ayez envie de vous suicider en me provoquant comme vous savez le faire...il va bien falloir que vous ne l'oubliiez plus... »
« Je ne comprends toujours pas comment j'ai pu.
Il doit bien y avoir une explication un tant soit peu rationnelle.
J'aimerai au moins un peu comprendre.
Et surtout, oh oui surtout .... ne pas, ne jamais recommencer.
Les conséquences sont trop insupportables.
Le plus insupportable étant de penser que j'ai osé vous manquer de respect à ce point. »
« Je pense que vous aimeriez une fois au moins tâter de ma ceinture...je ne vois que cette explication... »
« Peut être oui. Comme un début de fascination... totalement déplacé..
Pourtant une petite voix me dit que je n'aimerais pas du tout.
Il y a tout un gouffre entre une ceinture ou une cravache utilisée d'une façon "plaisir", et le même instrument utilisé pour punir.
Aussi le fait d'être loin de vous.
D'avoir besoin de sentir... que je suis votre soumise.
Mais au lieu de provoquer doucement et gentiment.. J’ai fait n'importe quoi.
Franchement je ne pense pas être prête à recommencer avant... une éternité. »
«Je vous l'ai dit maintes fois...
Je ne punis pas pour le plaisir de ma soumise.
Je punis pour punir.
Je punis durement.
Je punis pour faire mal.
Votre choix sera le Vôtre. »
« J'ai parfaitement compris Tristan.
La plupart des maitres se promenant sur FB ou ailleurs utilisent la notion de punition pour le plaisir.
Vous n'avez rien à voir avec eux.
J'en ai conscience.
Plus les jours passent plus j'en ai profondément conscience. »
«Mais je sais aussi que je serai obligé d'en passer par là.
Vous m'y obligerez. »
« Je pense que sur ce point vous me connaissez presque mieux que moi.
Avez-vous souvent été obligé d'en passer par là avec d'autres ? »
«Avec toutes Natacha.
Et je n'aime pas cela.
N'y prends aucun plaisir. »
«Toutes les soumises se ressemblent.
Entre désir de se soumettre et besoin qu'on les soumette.
Entre se donner complètement et vouloir être obligée à.
Ne plus avoir le choix...
Ca donne un peu le vertige.
Je suis persuadée que vous n'aimez pas ça.
Vous n'aimez pas infliger la douleur, ni mentale ni physique.
En comme vous aimez vos soumises... encore moins. »
«Eh oui, ma toute douce Natacha,
Mais je sais le faire et le fais en cas de stricte nécessité.
Cela peut paraitre paradoxal mais je suis ainsi. »
« .. mais la nécessité finit toujours par se présenter..
Je ne veux... juste pas l'envisager là.
Juste attendre patiemment trois semaines et vous voir.
Pas pour être punie.
Pour le plaisir. Le votre d abord et le mien ensuite. Le mien qui en découle. »
«Ce type de punitions ne peut arriver que lorsque nous sommes ensemble...pas après une longue séparation et en guise de retrouvailles...
Je ne viens vous voir que pour notre plaisir commun. »
Natacha La Sienne - 29 Novembre 2011







