mardi 6 septembre 2011

Un après midi pluvieux ou…Qu’est ce qu’une punition ?



C’est l’histoire ... d’une leçon de vie.

Une histoire, avant que d’être contée, a besoin d’un décor et de protagonistes.
Puis .. de l’histoire.
Et enfin d’une conclusion. Je hais ce mot. Il ressemble à un clap de fin et là il me rend un peu susceptible. Alors je dirais plutôt qu’il faut en quelque sorte, une morale, une leçon.

Il faut donc un décor
C’était un dimanche matin, il y a tout juste 2 jours.
Nous étions ensemble depuis vendredi après midi.
Le temps était pluvieux et triste, comme cette ville.
Nous étions dans un hôtel.

Il faut aussi des protagonistes
Lui, celui dont je suis la soumise.
Un dominant par nature, n’aimant pas punir.
Un homme demandant, le respect chaque minute.
Il aime les femmes intelligentes, un brin rebelles, testant parfois gentiment les limites
Et surtout l’homme que j’aime avec déraison et raison.
Mais aussi celui m’ayant prévenu plusieurs fois qu’il finirait pas être obligé de me punir avec une ceinture ou une cravache, pour m’apprendre, pour que je comprenne. En aucun cas pour mon plaisir, et surtout pas le sien.

Moi, la sienne, sa soumise, la femme qu’il aime.
Etre soumise est ma nature profonde, mais je suis aussi rebelle, parfois capricieuse.
Intelligente, aussi.. je sais que je le suis.
Mais parfois profondément stupide.. pour s’en persuader il suffit de lire la suite de l’histoire.
Je n’ai jamais été du matin avant lui.
J’ai un côté gentiment masochiste physique.
J’ai toujours apprécié la brulure du cuir venant frapper la peau.
Je prends cette douleur, l’apprivoise, elle me projette dans un état mental où tout compte fait l’autre devient l’objet de mon plaisir.
Elle me fait me sentir vivante, chaude. Plaisir et douleur mélangés.
Elle est addictive.
Peut être une recherche de sensations intenses pour compenser ce que peu d’hommes arrivent à me donner.
Maintenant je la pense.. nocive, toxique et surtout pas nécessaire à mon plaisir, encore moins à une relation dominant soumise.



L’histoire.
Je me suis réveillée pleine de désir physique et mental.
Ce désir m’a rendu joueuse, provocante, chatte.
Vous, Vous vouliez un café…
Vous m’avez caressé les seins d’un air amoureux et amusé.
Me disant aimer mes seins, ceux d’une femme, pas ceux refaits, pas ceux d’une gamine.
J’ai essayé de Vous convaincre… de me baiser.
Vous m’avez dit non. Que sans ce café Vous risquiez d’être égoïste, cherchant Votre seul plaisir. Que vous alliez me baiser comme un soudard…
Puis Vous m’avez fait m’allonger. Vous m’avez pénétrée de vos doigts. Ces doigts qui savent me rendre folle de désir et de plaisir en quelques minutes.
Ces doigts qui comme à chaque fois ont fait couler une fontaine…de plaisir.
Et puis Vous m’avez embrassée et êtes sorti.
J’ai choisit, quelques temps après de Vous rejoindre, de ne pas Vous attendre.
J’ai emmené avec moi ce désir inassouvi.
Il m’a rendu chienne, provocante.
Il m’a fait chercher les limites. Donné envie de voir, de tester.
Peut être aussi donné un sentiment de toute puissance.
Je cherchais tellement que Vous m’avez dit que Vous alliez me donner ce …. que je cherchais.
Que Vous alliez utiliser votre ceinture malgré que je ne méritais pas vraiment, pas encore une punition. Que Vous alliez le faire pour que je comprenne les limites avant même de les avoir réellement franchies. Que de toutes les façons j’allais les franchir.
Honnêtement je pense que je les avais largement franchies. J’étais irrespectueuse.
J’ai commencé à sentir le calme mais aussi la peur descendrent en moi. J’ai compris d’un seul coup où me menaient mes provocations.
Vous avez eu des mots amusés devant mon silence soudain.
Puis m’avez dit que vous saviez que ma chatte devait être dégoulinante à cette idée.
J’ai répondu par la vérité bien sure, par l’affirmative.
Puis m’avez dit que pour me punir de Vous obliger à faire cela, à faire ce que Vous n’aimez pas faire, et bien Vous alliez me punir en… ne me baisant pas.
L’impression que mon monde s’écroulait.
Pourtant aucun sentiment de révolte, aucune envie de contester. Juste une acceptation.


Quand nous sommes rentrés à l’hôtel Vous vous êtes assis sur un fauteuil, moi plus loin, en face de vous.
Vous m’avez demandé de me déshabiller totalement et de me rassoir, puis m’avez contemplée de loin. Et abandonnée le temps d’une douche.
Vous vous êtes réinstallé et m’avez demandé d’enlever la ceinture en cuir de votre pantalon posé sur une chaise.
Puis ordonné de vous l’apporter à quatre pattes.
Comme je vous l’ai dit, le faire n’était pas humiliant, parce que je sais que Vous ne cherchez pas à m’humilier.
Par contre les secondes qui précèdent, se mettre à genoux, faire sienne cette idée, la contempler, l’apprivoiser, l’accepter… ce moment fut difficile.
Et puis en quelque sorte la paix, l’acceptation parce Vous obéir amène la paix en moi, me rend sereine.
Je Vous l’ai apportée. Vous m’avez ordonné de m’agenouiller parterre, le haut du corps sur le lit.
Vous m’avez donné 4 coups.
Difficile ces coups parce que j’ai refusé de rentrer dans cet univers où la douleur s’apprivoise.
Difficile de le faire. Mais je voulais que ce soit une punition, m’en souvenir pour ne pas recommencer.
Très compliqué d’aller contre sa nature, son fonctionnement. Ce fonctionnement pervers.
Puis vous m’avez fait me relever en me demandant si je voulais que Vous arrêtiez. Vous étiez prêt à le faire.
J’ai réfléchit et ai répondu non.
Je voulais aller au bout de ma résistance, que l’humidité entre mes cuisses se tarisse.
Qu’il n’y est plus que la douleur, la punition, la leçon. Que cela s’imprime en moi. Que je me souvienne longtemps.
Vous m’avez fait remettre à genoux, recommencé ces coups et la question…
Quand je me suis relevée, la 4ème fois il me semble, j’ai répondu que je ne voulais pas que Vous arrêtiez. Pourtant je savais que la douleur allait devenir insupportable.
Quand Votre ceinture est encore revenue symétriquement frapper les deux mêmes endroits, rapidement, avec force, j’ai serré les dents pour ne pas hurler, l’esprit et le corps à la dérive.
Lorsque je me suis relevée cette fois là j’ai répondu à Votre question en Vous disant que oui, je désirais que Vous Vous arrêtiez.
Je me suis mise à genoux devant Vous, j’ai embrassé il me semble Votre cuisse, vous ai remercié pour cette leçon. Je suis retournée à 4 pattes remettre cette ceinture à sa place, suis revenue dans cette position.



Vous m’avez fait m’agenouiller entre Vos cuisses m’avez emprisonnée entre elles pour Vous sucer doucement….
Le reste est…. Une autre histoire.
Et comme vous êtes Vous, comme Vous êtes Tristan, elle n’est pas ce qu’aurait fait un autre, un simple maitre ou un dominateur.
Je la raconterais peut être.

La conclusion..
Les bleus, les hématomes, ces zones de chaleur sont encore là et ne sont pas prêts de disparaitre..mais c’est la marque mentale qui est la plus forte, persistante et c’est elle qui est importante.
Cela n’a rien d’extrême, de disproportionné. Ce n’est pas un jeu pour un maitre qui ne sait pas, inconscient de la portée de ses actes, ou pour une soumise qui serait maso mentalement qui voudrait être humiliée
C’est autre chose.
C’est une leçon donnée et acceptée.
Une leçon donnée pour aider une soumise, moi, à y voir plus clair, à comprendre les limites.
Une leçon donnée par Vous pour que je me connaisse, que je comprenne, que j’apprenne à Vous respecter.
C’est aussi ce que je cherchais pour me souvenir, pour ne pas mériter cette punition.
Pas pour ne pas en subir une autre non.
Pour ne pas vous donner de raison de la donner.
Pour ne pas avoir à subir la honte de Vous avoir rendu insatisfait une fois de plus. Pour ne pas Vous avoir respecté.


Tristan et Natacha 4 Septembre


Merci encore à Vous Tristan.
Je vous aime irrémédiablement.
Je n’existe que pour cet amour et pour apprendre à être celle que Vous avez vu en moi.
Ce qui me fait tenir debout… la certitude que Vous m’aimez et continuerez à m’apprendre avec patience.
Sans Vous je ne suis rien… rien tout simplement parce que la soumise et la femme ne font qu’une.